Jeu provençal : les frères Pedragosa et Cédric Cazorla (Port-Vendres) conservent leur titre de champion de France

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Sur leurs terres des Pyrénées-Orientales, au stade de la Germanor à Cabestany, les frères Pédragosa, Thierry et Patrick, et Cédric Cazorla, tenants du titre, ont battu en finale des 75es championnats de France de jeu provençal, dimanche 5 septembre 2021, l’équipe de l’Allier (Thierry Valentin, son fils Romain et Arnaud Perrot) sur le score sans appel de 13 à 4.

« La personne qui est montée sur le toit de la buvette est priée d’en redescendre s’il vous plaît ! ». Voilà ce que l’on a pu entendre au micro de Laurent Causse, hier matin, sur le coup de 8h30. Un (très gentil, rassurez-vous) rappel à l’ordre qui résume à lui seul le formidable engouement des aficionados catalans pour leurs héros. Et ce, tellement les tribunes du complexe sportif de Germanor étaient du genre « bondées de chez bondées ». Et l’on devinait aisément l’envie de la jeune supportrice en question de prendre de la hauteur de façon ne pas perdre une seule miette du spectacle. Il est vrai que, dans un dernier carré relevé à l’envi, l’affiche aux allures de derby était somptueuse.

Pétanque-1/2

Si les frères Pedragosa et Cédric Cazorla ont signé un départ sur les chapeaux de roues, si un break rédhibitoire était susceptible d’être creusé (11-0 !) au point que l’ombre de la fameuse « rondelle » se profilait au grand soleil de Cabestany, Romero, Chamberon et Gosselin n’avaient pas l’intention d’en rester-là. Soit grosso modo, le remake du scénario du quart de finale remporté la veille aux dépens des Vauclusiens (Valdès, Peyronel et Fontani) par un écart moindre (11-6) que ce que le début de partie pouvait laisser supposer : 9-0.
Effectivement, les sociétaires du club de la Boule des Anges se lancent à leur tour dans une formidable « remontada des familles » : 11-10. Oui mais voilà, rien ne sert de courir, et les tenants du titre auront le dernier mot : 13-10 ! Le plus dur était fait, même si, sur la dernière marche, nul favori n’est à l’abri d’une mauvaise glissade. Il y a quatre ans, en terres chauriennes, Stievenart, Serrano et Domenge avaient mené largement (11-2) avant de voir leur avance fondre comme neige au soleil. Rien de tout cela en ce premier dimanche de septembre. Techniquement plus complets et surtout moins submergés par l’émotion que les outsiders en provenance de l’Allier (Thierry Valentin, son fils Romain et Arnaud Perrot), les frères Pedragosa et Cazorla vont « dérouler » sans connaître plus de sueurs froides que cela : 4-0 ; 4-1 ; 7-1 ; 8-1 ; 8-3 ; 12-3 ; 12-4 ; 13-4. Si chaude alerte il y avait dû y avoir, elle serait venue du ciel, montée de la température oblige.
Un ultime clin d’œil à cette soixante-quinzième session des plus mémorables qui honore pour la postérité tout un comité, celui piloté par le bon président Virgili en l’occurrence.

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